Groupe druidique Lemovica

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" Il y a trois unités primitives, et de chacune il ne saurait y avoir qu’une seule : un Dieu, une vérité et un point de liberté, c’est-à-dire le point où se trouve l’équilibre de toute opposition." 

Première triade bardique de Iolo Morganwg

" Pas de série pour le nombre un : la Nécessité unique, le Trépas, père de la douleur, rien avant, rien de plus. "

Première des séries (Le Druide et l'enfant) collectée par Théodore Hersart de La Villemarqué

Notre positionnement

 

Certains d’entre vous peuvent légitimement se demander ce qu’est un groupe druidique au début du XXIème siècle ?

Tout d’abord, contrairement à certaines images d’Epinal, nous ne sommes ni des nostalgiques d’un passé fantasmé, ni des folkloristes décalés, ni des « new age ».

Bien au contraire, le Druidisme contemporain est un chemin spirituel, une voie de sagesse en lien étroit avec la religion de nos ancêtres Celtes, mais très ancrée dans ce monde et qui propose un enseignement et des pratiques bien actuelles.

 

Pour commencer, le druidisme est la foi native du continent européen. Toutefois, il serait totalement aberrant de vouloir pratiquer un druidisme tel qu'il existait à l'époque où il dirigeait une société théocratique qui n'existe plus. Même si l’homme moderne n’a plus la vie du Celte ou du Gaulois d’il y a 2000 ans, il nous est cependant possible d'élaborer une authentique voie de réalisation spirituelle pour le monde d'aujourd'hui. Pour ce faire, nous nous appuyons sur ce qu'il nous reste de leur héritage, sur notre recherche intérieure, sur la foi en nos Divinités, et sur l'observation scrupuleuse de la Nature et de ses cycles.

Image traditionnelle de Druides en train de cueillir le gui

 

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Beaucoup d’historiens nous qualifient aujourd’hui de « néo-druides », ce qui a tendance à teinter nos pratiques d’une connotation péjorative. En effet, le préfixe « néo » semble qualifier nos groupements de résurgences artificielles. Toutefois, peut-on réduire nos pratiques à une simple recherche scientifique ? Les chrétiens d'aujourd'hui ne sont pas qualifiés de « néo-chrétiens », bien que leur liturgie ne soit plus celle qui était pratiquée dans les catacombes il y a 2000 ans.

 

Nos bases de connaissance du Druidisme originel sont les textes et les sources archéologiques, historiques et mythologiques qui ont pu nous être transmis. Par ailleurs, nous étudions les traditions familiales et claniques, les coutumes et les savoirs ancestraux transmis par la sagesse populaire. Il est à noter que l’héritage celte imprègne toujours notre monde occidental. La plupart de nos fêtes et coutumes traditionnelles ont été récupérées au fil des siècles par la religion moyen-orientale occupante : Le solstice d’hiver et sa bûche devenu Noel, la Samonios transformée en Toussaint, l’arbre de mai récupéré de Belotennia, Ambiuolcios devenue la Chandeleur…

 

Par nos pratiques qui sont liées aux rythmes naturels, nous faisons en sorte de retrouver notre place au sein de l’harmonie universelle. Nous nous relions à la Terre-Mère et à ceux qui nous ont précédés. Nous faisons en sorte de réconcilier et d'équilibrer les différents aspects de notre nature, la raison et l'imagination, le corps et l'âme, les sens et l'intuition... Nous nous efforçons de trouver ou de retrouver la dimension magique de la vie et des lieux sacrés qui nous permettent de nous relier au Divin. Et libre à chacun d’arpenter ces connaissances, que ce soit par les chemins Vatiques, ceux des sciences et des mancies, par les chemins Bardiques, ceux des arts et de la poésie, ou encore par la voie du Gutuatre, l’offrande et le rituel.

Plaque du chaudron de Gundestrup représentant Cernunnos

Danemark Iᵉʳ siècle av. J.-C.

 

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Pour conclure, un groupe druidique aujourd’hui se doit :

  • d’honorer nos Divinités ancestrales ;

  • de vivre, en tant que païens, le cycle des saisons et de la vie, en célébrant les cérémonies saisonnières;

  • d’aider ceux qui nous sollicitent à vivre les moments clefs du cycle de leur vie, comme les noces, les funérailles… ;

  • de se plonger à l’instar de nos ancêtres Druides qui étaient les érudits de leur temps dans l’étude du Monde qui nous entoure, que ce soit artistiquement, scientifiquement, symboliquement… ;

  • de rechercher dans la tradition locale et sur le terrain, les marques laissées par nos Ancêtres ;

  • d’agir en faveur de la protection et du respect de l’environnement, et en faveur de la sauvegarde des anciens Sites Sacrés…

 

Les idées reçues

 

Le Druidisme et Panoramix

 

Pour commencer ce tour d'horizon des idées reçues, sachez tout d'abord que les Druides ont le sens de l'humour et que la plupart d'entre nous acceptons cette aimable caricature avec grand plaisir. Sachez par ailleurs qu'effectivement nous pratiquons l'art du banquet et que la plupart des Bardes sont insupportables (humour !!!!)      

Panoramix, le Druide d'Uderzo et Gosciny

 

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Le Druidisme : Des païens ?

 

Oui et fiers de l'être !

Le païen est celui qui célèbre les forces de la Nature.

Il est surprenant qu'un terme désignant simplement ceux qui n'habitaient pas les villes, ait pu devenir aussi péjoratif ! Aujourd'hui, lorsqu'on parle de païen, on a aussitôt la vision de quelqu'un d'arriéré, de primitif, à la spiritualité rudimentaire et paré de tous les vices de l'humanité, ou tout du moins, des vices décrétés par l'église. Le païen est quelqu'un qui est forcément "dans l'erreur" et qu'il faut ramener à la "vraie foi", à la "vérité". On n'est pas loin du mythe du "bon sauvage" du XIXème siècle; Bon sauvage qu'il fallait à tout prix "civiliser".

A côté de cette attitude condescendante, on trouve également une attitude paranoïaque qui va jusqu'à parler du "danger d'un retour au paganisme" !!! On aimerait savoir en quoi consiste exactement ce "danger"... D'autant plus que le paganisme a toujours perduré sous des formes plus ou moins discrètes dans nos villes et nos campagnes. Les Druides n'ont pas une vision binaire de la vie et du monde ; avec d'un coté le bien et de l'autre le mal. Ils ne séparent pas les gens entre païens et non-païens; Pour eux, l'harmonie de la Divinité s'exprime à travers la Nature toute entière à laquelle chaque être humain appartient, à travers la Grande Danse de la Vie. Danse à laquelle nous sommes invités à nous joindre et à participer pleinement.

 

Le Druidisme : Lié au satanisme ?

 

Suivant son rapport 2010, la Miviludes (Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) tend a relier les musiques gothique et métal empreintes de satanisme aux cultes païens et druidiques. Or les Druides auraient bien du mal à vénérer une entité qui, pour eux, n'existe pas ! Le satanisme est indissociable de la religion du livre ; les groupes satanistes ne sont en rien Druidiques puisque leur doctrine se définit par rapport au Dieu anthropomorphe de la Bible.

 

Le Druidisme : Une secte ?

 

La Grande-Bretagne, l'Espagne et le Québec reconnaissent le Druidisme comme religion officielle. En France en revanche, notre Tradition est au mieux ridiculisée par les médias et au pire considérée comme sectaire. 

Cependant, même si on ne peut éviter que certains escrocs et/ou fantaisistes souvent autoproclamés ou certains individus gagnés par une quelconque forme de démence sénile profitent de la crédulité de personnes en mal d'idéal, la plus grande partie des Groupes, Collèges ou Clairières Druidiques sont des organismes sérieux et travaillant pour le bien des personnes.

Le Druidisme : Nationaliste et raciste ?

 

Comme la plupart des groupes Druidiques, Lemovica est absolument apolitique, en effet, même si, en tant que religion, le druidisme peut et doit avoir une position sur les grands problèmes de société, a contrario, aucun groupe ne peut ni ne doit s’arroger le droit de diriger les options politiques de ses membres. Chaque membre est absolument libre d’avoir ses propres opinions.

 

Par ailleurs, certains auteurs des XIXème et début XXème siècles (A. Savoret, H. Lizeray…) ont écrit ou sous entendu dans leurs ouvrages que le druidisme était  « la tradition de la race blanche ». La croyance en ce qui est reconnu à l'heure actuelle comme étant une aberration scientifique plus l’image du peuple gaulois luttant héroïquement contre l’envahisseur romain, a fait que notre tradition fut souvent l’étendard de groupuscules au nationalisme plus qu’exacerbé qui de même se sont réattribué nos symboles coutumiers.

Or, le druidisme étant une tradition de connaissance, d’ouverture et de compréhension du monde, toute dérive violente, raciste ou extrémiste (de quelque bord que ce soit) ne peut être considérée par un authentique tenant de notre tradition que comme une aberration absolue et un insupportable contresens.

Sans commentaire

 

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Représentation romantique d'une Druidesse

 

Le Druidisme : Une affaire d'hommes ?

 

Toutes les découvertes archéologiques et tous les mythes nous montrent les hautes positions et considérations dont pouvait jouir la femme dans tous les pays celtiques, tant sur le plan matrimonial, financier, social, que cultuel. Par conséquence et également de par leur complémentarité fondamentale dans la nature, le druidisme est ouvert à la femme aussi bien qu’à l’homme. Leurs rôles dans le fonctionnement des groupes sont d’égale importance ainsi que doit être égal le respect qui doit leur être démontré. Toute contradiction avec ce principe serait un manque de respect flagrant par rapport à nos Déesses et à tous les principes féminins régissant l’Univers.